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QUAND LES VOLETS

De Saignon à Saint-Emilion.

D’une femme galeriste polonaise originale à une dame mécène et collectionneuse amatrice d’arts et de lettres née dans les vignes du Bordelais.

Elle et moi avions enfants, pour terrain de jeux, chacune une cave. Elle celle du fameux vin de Soutard. Moi Les dessous des Moulins de Nice. Un château s’en va avec son histoire avec sa famille. Les vignes demeurent. Le château passe dans d’autres mains. Il fallait garder quelque chose. Une mémoire. La petite et la grande histoires. L’oxygéner. Les enfants. Une commande. Un partage. Marcus Kreiss pour le film et moi pour le livre. Frédérique Nalbandian pour un dessin.

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LAURENT CHABOT PEINTRE

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Cela fait plusieurs décennies que son sang est jaune. De temps en temps il bataille avec du rouge mais le jaune l’emporte. Nous emporte. Une fureur. Une folie. Une obsession. Quelque chose de fort qui va au-delà du paysage rural ou urbain. Pas la peine de me citer Van Gogh and co. Trop facile. Laurent Chabot interroge et ouvre le champ, les champs à la lumière. Le soleil c’est vivre mais on s’y brûle. On y laisse la peau. Comme à la lucidité dirait Char ( « La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil »), Char qui n’est pas mon poète préféré.

Phébus, Icare et des histoires de réchauffements. La toile comme une glace. On n’y a jamais aussi bien vu qu’une fois ébloui. On ne s’y voit qu’avec des lunettes.

http://www.laurentchabot.com/

A l’atelier de la Sernam (Pantin)

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PARUTION + LECTURE au CAC Istres

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Dans le cadre de LA NUIT OUVERTE et de l’exposition individuelle de SOPHIE MENUET AU CIAC D’ISTRES jusqu’au 4 avril :

TREIZE MINUSCULES TABLEAUX FANTASTIQUES (fictions Sophie Braganti et photographies Sophie Menuet)  publié par les éditions Bellodorso en coproduction

avec Ouest Provence, lecture par l’auteur.

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ART SINGULIER DANS LE VILLAGE DE ROUBION (06)


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Printemps 2014 : découverte d’une maison dans le village de Roubion, depuis peu habitée par celui que les gens du village appellent  » le fada « . J’y retourne régulièrement, profitant d’une maison familiale paumée à quelques vols de corbeau pour écrire, lire et marcher ou ne rien faire de particulier, et c’est un véritable « work in progress  » qui se donne à voir, exposé à l’indifférence comme à la curiosité du badaud curieux comme de l’habitant outré. Fresques en perpétuelle évolution sans que son réalisateur, que je  nomme « artiste » à son insu, ait la volonté ou la conscience de créer une véritable prouesse artistique, avec une force créatrice digne de la famille des Facteur Cheval.

Le « fada », ils ont bien essayé de le faire interner, mais comme « il embête personne et ne fait pas de mal », ils ont fini par  » l’accepter « . Il y a bien des « vigies » à l’entrée du village,  assises sur le muret de pierre, qui les ont sans doute tous vus naître, et qui, si elles n’avaient l’apparence de montagnardes de cartes postales, nous en détourneraient. « Ah ! Oui ! Vous parlez du fada ? Vous vous rendez compte ! Il jette de l’eau par terre et ça fait de la glace. Des fois il jette de la sciure : ça fait une de ces saletés ! Nous manquait plus que ça ! ». Si elles annonçaient une catastrophe naturelle, elles n’y mettraient pas moins de drame ou de craintes. A l’extérieur (je rêve de voir son intérieur ouvert à tous les vents), un radiateur est « exposé », vestige d’un confort encombrant qui n’aurait duré que quelques jours et cette révolte contre les objets de consommation Kleenex, il l’écrit à même l’appareil.

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L’homme, à ce jour, je n’ai pas réussi à le rencontrer. A l’office du tourisme toujours vide (vide comme le village, l’épicerie, le restaurant, l’église, la sublime chapelle Saint Sébastien classée, vide comme la dérisoire station de ski accrochée à sa prière invoquant les dieux anorexiques de la neige, vide comme son lac à canon et à béton), on le trouve sympathique, mais on ne parle pas d’artiste, ni même de curiosité locale.

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Avec son chien, Michel marche les pas de ses ancêtres et dans la forêt pour ramasser du bois. Il aurait eu une vie avant celle en autarcie dans la marge, une vie « normale » ailleurs, avec une famille et un emploi d’enseignant. Sa vie, il l’écrit sur les pages de sa maison ; un mur est une page,  et l’autobiographie se déroule au gré des saisons et des événements de sa vie. Des dates, de la numérologie, des prénoms et des noms de villes, des mots lâchés à la Céline, Artaud ou à la façon des poètes sonores, des invectives qu’il grave à même le revêtement mural : « La peinture anti graffitti est inutile la gravure existe », ou bien : « Ce n’est pas la peine d’abîmer la porte en tirant dessus… elle s’ouvre en poussant… ». L’écrit c’est tout ce qui parle de son silence.

Devant l’une des portes de la maison dont on se demande si elle s’ouvre, des objets disposés comme à l’occasion d’une installation in situ : chaque objet occupe une place qu’il est difficile de croire posée au hasard. L’ensemble offre une telle esthétique, une telle poésie, et l’empreinte d’un monde qui est véritablement le notre, qu’il y a là les sédiments manifestes et ostentatoires d’une oeuvre d’art. Avec juste ce qu’il faut d’humour et de révolte dans le cerveau d’un véritable artiste.

 

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CHARLIE

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GREGORY FORSTNER

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Cliquer sur l’image pour lire l’article.
Décembre 2014 sur le site de l’AICA :
http://aicafrance.org/sophie-braganti-gregory-forstner/


 

POESIE / PERFORMANCE 2014 Villa Arson

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Voir sur youtube la lecture / performance twirling baton avec la Compagnie B.A.L, septembre 2014, deux  extraits :

Lecture Poésie / performance Villa Arson Nice 2014 (Première partie)

Lecture Poésie / performance Villa Arson Nice 2014 (final)

La veille, répétition :
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SCÈNES DE MÉNAGE

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Vidéo

MES VIDEOS ( 3 )

Performance poésie de Sophie Braganti au FRIOUL 2005

VA ET VIENS ! Vidéopoésie

Marion Dufresn : Cabine 3026
https://www.youtube.com/watch?v=ETgNiuGmNNoEn 2007, je pars un mois sur le navire scientifique Marion Dufresne. Il en résulte des photographies, un journal, des poèmes, une nouvelle (l’Amourier éditions) et une vidéo. « La vidéo Cabine 3026 fait écho à une série de photographies prises dans le même temps. A travers le cercle de verre malmené par le sel, la mer défile dans tous ses états. Durant plusieurs jours, la caméra contemplative s’est contentée de capter une peinture en mouvement. Les accidents de l’instabilité sont perceptibles à travers cet œil qui se déplace dans le cadre, œil de l’auteur, de la caméra et du hublot. Cellule, fenêtre ouverte sur l’infini paysage. Quotidien obsessionnel fascinant dans un balancement où du dedans, l’extérieur extirpe l’attention jusqu’à la nausée. C’est le large de la Patagonie et les canaux chiliens mais je peux vous raconter ce que vous voulez car vous n’y verrez goutte. Vous pouvez vous raconter vous-mêmes. Chacun sa mer puisque toutes les mers se ressemblent avec leurs différences. Calmes ou en colère ou entre-deux eaux ».