Littérature poésie arts plastiques ateliers d'écriture

Poésie

ATELIER d’écriture dans LE JARDIN DE BARBUSSE (NICE)

 Je vous accueille dans mon jardin pour écrire et lire vos créations.

Nous partirons des textes poétiques issus des pratiques de la poésie moderne et contemporaine mais pas seulement. 

On travaille en plein air, dans un cadre calme et arboré. C’est la campagne en ville. 

 

JUIN 

  • vendredi : 2 (à 18 h) et 23

JUILLET

  • samedi 1

TARIFS :

  • A la séance : 20,00 €
  • 5 séances : 80,00 €

Tarif spécial possible pour les tout petits budgets.

 

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Loin, brutale, mauvaise, méchante, la voix, encore, débit, débite, informe, se glisse, me force, m’éefforce, m’éveille, me pousse, le jette, s’étend, s’entend, s’enfonce, s’écoute…

« France Info bonjour nous sommes le samedi 12 février il est 7 heures. Edition spéciale ce matin : la grasse matinée n’est pas de mise, Alice doit reléguer lapins et chapeliers »

Automatismes bienvenues. Se lever, se laver, on connait. Déjeuner, craque et croque et grignote.

Claque la porte, cliquettent les clés, Diterzi pour l’humeur et puis l’asphalte.

Macadam. Son de mes roues. Macadam. Son de la gomme. Macadam, presque chanson. Macadam et cadre blanc, garer le bahut, se rassembler.

La mer mord ou bien l’hiver. Air antibois, éveille moi. Macadam et semelles, macadam et baskets, macadam me presse.

Macadam puis pierres, pieds, pont, Picasso.

Oeil incolore du maître en noir et blanc et le musée qui fait appel d’air jusqu’au ciel.

Je ramasse mes mots, je suis arrivée.

 

Alice (atelier Musée Picasso)

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Le noir en peinture

Du jaune, du bleu, du rouge,

Dujaunedubleudurouge,

Dunejaubleudugedurou,

Nebleududurou,

Nerouble,

Noure,

Nor,

Mais il me manque un i,

Heureusement, j’ai du i,

Nor avec un peu de i,

Ca  y est, j’ai mon noir !

 

Anthony (Atelier Musée Picasso)

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Mater

Ma mère aimait le noir.

Sa signature

trois courbes appuyées

sur le papier gratté fort

Aux aimés

une fleur sombre

trois gouttes d’encre de chine pour racines.

Dans son appartement

Les encadrures des fenêtres

Aux carreaux étroits un peu brouillés

Même dans la chambre d’enfant

Les plafonds craquelés

Offraient d’étranges dessins

Son café, fort, épais, opaque

Avait des ennemis.

Longtemps insensible au thé,

Elle adopta la chicorée

Pour son bébé lové.

Ses vêtements

Jeans et jupes longues

Et même cuir

Une fois

Et Ferré gueulait

La fille talons aiguilles

Sur la pochette

En noir et blanc

 

Marine

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Quartier à deux pas de La Libération : Bellevue / Evêché.

Accès tram ou bus ou pedibus.

Contact et infos : braganti.sophie@orange.fr

Sur inscription.

 

Quand j’étais petite enfant, j’étais une petite fille malheureuse Je n’ai pas connu mes parents. J’ai été trouvé sous le porche d’une église. Les enfants m’appelaient la bohémienne car j’avais des cheveux longs et noirs. L’assistance publique m’a récupérée et j’ai pu faire des études. J’ai été élevée au Touquet -Paris -plage. Je suis allée dans différentes familles d’accueil à cause de la guerre 39-45. Il y avait des zones à risques. J’en ai souffert énormément, j’avais huit ans. Je disais toujours «  je ne souhaite jamais qu’un enfant connaisse la guerre «  Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».

 Quand j’étais ado, j’aimais me déguiser en bohémienne pour me faire remarquer. J’étais une friponne et je faisais le clown à l’école, donc j’étais toujours punie. « Tu me feras cent lignes, je ne dois pas me faire remarquer, je suis comme tout le monde. »

J’avais de petits flirts. Je montais me réfugier dans les arbres, ils me suivaient et je les faisais tomber mais ils revenaient toujours : «  qui sème le vent, récolte la tempête ».

 Quand j’étais jeune fille, j’aimais aller danser ; quand un jeune homme venait m’inviter, je répondais non puis quand un autre venait je répondais oui care il me plaisait mieux.

J’étais une friponne.

J’ai rencontré mon mari en dansant une valse ; il me plaisait énormément, il avait une barbe qui m’a tout de suite séduite. De e fait, j’ai eu mon petit garçon à l’âge de 23 ans. Mon mari ne voulait pas travailler. Il trouvait qu’avec ma profession d’infirmière, je pouvais travailler pour nous trois et que l’on avait assez pour vivre.

C’était un aristocrate, il connaissait 7 langues : un jour je lui ai dit : « tu n’es qu’un érudit bête » : «  il n’y a pas de sot métier. »

Le résultat fut un divorce qui m’a permis de garder mon fils : «  après la pluie vient le beau temps ».

 

Marie Dominique Tireux. (Atelier Maison de retraite de Sospel)

 

 


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DANS L’ABBATIALE DE BOSCODON

C’était le 2 avril à l’abbaye de Boscodon. Avec des ponctuations sonores d‘Eric Caligaris et son phonopovera (Drap, torchon, balai-brosse, lave-pont, vitre et lave-vitre, chiffon, bassine, seau…). Merci à la communauté et à l’Association des amis de Boscodon.

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Laver par terre
comme dans une publicité
où les parfums traverseraient l’écran
une danse entre soi et l’idée que l’on se fait
du propre
un pas de deux une enjambée des petits pas
que le seau accompagne
passage d’une pièce à l’autre
territoires
d’un visage à un souvenir
un geste mal contrôlé et on chavire
avec les reliques
et parfois se cognant à un meuble
toucher terre
c’est quelqu’un qui se rappelle
avec un cheveu

on avait tout oublié
dans la valse de la serpillière
sans savoir que ce qu’on ramasse
dans le fond brun de l’eau
tremble

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Changer les draps

 

aplats de blancs ou de couleurs
Poliakoff De Staël Debré claquent au vent
voiles tendues pour le corps en voyages

la housse va comme un gant
le lin a rejoint ma grand-mère
tout chiffonné

à terre
la masse à laver
se fait oublier presque
s’enroule sur elle-même
le chat s’y love
et moi avec
et toi tu fais quoi

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La lessive

 

j’ai connu la lessiveuse sur la terrasse
pour le bain du mercredi au soleil
les bouillonnements au grand air sur le feu
les cloques le trouble du savon de Marseille
l’odeur du linge au bord de rendre l’âme
tout annonçait les claques dans le large des draps
l’étendoir trop haut pour nos épingles à linge
les parties de cache-cache

dans la machine elle blanche
on aime le tambour aux allures de ventre
qu’on préfère remplir
bourrer même
on tourne en rond
on se secoue avec le compte à rebours
le rinçage en secret l’essorage en relais

une pauvre chose mouillée
tient dans le creux de la main
on étire la boule cabossée
mieux
on la détend sans la déchirer
comme un pardon
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Vider la corbeille d’un Mac

 

souris blanche
clic clic
ouvrir
chez soi
assis
sans odeur
ça glisse
poubelle virtuelle
propre
icône lisse
écran
ce qu’elle contient
on ne sait plus
on n’a jamais su
un clic
vider
un son aphone
comme un baissé de rideau
quitter
fermer
éteindre

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K.Otidiennes, Triages anthologie 2010, éditions Tarabuste


POESIE / PERFORMANCE 2014 Villa Arson

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Voir sur youtube la lecture / performance twirling baton avec la Compagnie B.A.L, septembre 2014, deux  extraits :

Lecture Poésie / performance Villa Arson Nice 2014 (Première partie)

Lecture Poésie / performance Villa Arson Nice 2014 (final)

La veille, répétition :
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SCÈNES DE MÉNAGE

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ENTENDRE UN PEU DE « TRAC »

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Pour écouter 3 poèmes, dits par Maëlys Ricordeau cliquer sur :

Printemps des Poètes: Sophie Braganti – Littérature – France Culture
et sur le bouton rouge…
http://www.franceculture.fr/emission-poeme-du-jour-avec-la-comedie-francaise-printemps-des-poetes-sophie-braganti-2012-03-08

 


 

 

Idem pour un poème dans l’émission Pas la peine de crier, dit par Marie Richeux au début :

Au château, Mesdames ! – Arts & Spectacles – France Culture
http://www.franceculture.fr/emission-pas-la-peine-de-crier-au-chateau-mesdames-2012-05-03

 


 

 

TRAC, Sophie Braganti
Éditions Gros Textes
ISBN : 978-2-35082-178-8
7€