Littérature poésie arts plastiques ateliers d'écriture

Non classé

ATELIER d’écriture dans LE JARDIN DE BARBUSSE (NICE)

Une fois par semaine le mercredi matin en alternance avec le samedi matin, de 10h à 12h (voir agenda ci-dessous), je vous accueille dans mon jardin pour écrire et lire vos créations.

Nous partirons des textes poétiques issus des pratiques de la poésie moderne et contemporaine. 

On travaille en plein air, dans un cadre calme et arboré. C’est la campagne en ville. 

 

MAI 2017

  • Mercredi : 3, 17,31
  • Samedi : 13, 27

JUIN 2017

  • Mercredi : 14, 28
  • samedi : 3,17

 

IMG_4089.JPG

 

Loin, brutale, mauvaise, méchante, la voix, encore, débit, débite, informe, se glisse, me force, m’éefforce, m’éveille, me pousse, le jette, s’étend, s’entend, s’enfonce, s’écoute…

« France Info bonjour nous sommes le samedi 12 février il est 7 heures. Edition spéciale ce matin : la grasse matinée n’est pas de mise, Alice doit reléguer lapins et chapeliers »

Automatismes bienvenues. Se lever, se laver, on connait. Déjeuner, craque et croque et grignote.

Claque la porte, cliquettent les clés, Diterzi pour l’humeur et puis l’asphalte.

Macadam. Son de mes roues. Macadam. Son de la gomme. Macadam, presque chanson. Macadam et cadre blanc, garer le bahut, se rassembler.

La mer mord ou bien l’hiver. Air antibois, éveille moi. Macadam et semelles, macadam et baskets, macadam me presse.

Macadam puis pierres, pieds, pont, Picasso.

Oeil incolore du maître en noir et blanc et le musée qui fait appel d’air jusqu’au ciel.

Je ramasse mes mots, je suis arrivée.

 

Alice (atelier Musée Picasso)

IMG_4085.JPG

Le noir en peinture

Du jaune, du bleu, du rouge,

Dujaunedubleudurouge,

Dunejaubleudugedurou,

Nebleududurou,

Nerouble,

Noure,

Nor,

Mais il me manque un i,

Heureusement, j’ai du i,

Nor avec un peu de i,

Ca  y est, j’ai mon noir !

 

Anthony (Atelier Musée Picasso)

 

 

IMG_4085.JPG

 

 

IMG_4073.JPG

 

Mater

Ma mère aimait le noir.

Sa signature

trois courbes appuyées

sur le papier gratté fort

Aux aimés

une fleur sombre

trois gouttes d’encre de chine pour racines.

Dans son appartement

Les encadrures des fenêtres

Aux carreaux étroits un peu brouillés

Même dans la chambre d’enfant

Les plafonds craquelés

Offraient d’étranges dessins

Son café, fort, épais, opaque

Avait des ennemis.

Longtemps insensible au thé,

Elle adopta la chicorée

Pour son bébé lové.

Ses vêtements

Jeans et jupes longues

Et même cuir

Une fois

Et Ferré gueulait

La fille talons aiguilles

Sur la pochette

En noir et blanc

 

MarineIMG_4081.jpg

 

Quartier à deux pas de La Libération : Bellevue / Evêché.

Accès tram ou bus ou pedibus.

Contact et infos : braganti.sophie@orange.fr

Sur inscription.

Plusieurs formules :

  • A la séance : 20,00 €
  • 5 séances : 80,00 €
  • 10 séances : 180,00 €

 

IMG_4081.jpg

Quand j’étais petite enfant, j’étais une petite fille malheureuse Je n’ai pas connu mes parents. J’ai été trouvé sous le porche d’une église. Les enfants m’appelaient la bohémienne car j’avais des cheveux longs et noirs. L’assistance publique m’a récupérée et j’ai pu faire des études. J’ai été élevée au Touquet -Paris -plage. Je suis allée dans différentes familles d’accueil à cause de la guerre 39-45. Il y avait des zones à risques. J’en ai souffert énormément, j’avais huit ans. Je disais toujours «  je ne souhaite jamais qu’un enfant connaisse la guerre «  Ne fait pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».

 Quand j’étais ado, j’aimais me déguiser en bohémienne pour me faire remarquer. J’étais une friponne et je faisais le clown à l’école, donc j’étais toujours punie. « Tu me feras cent lignes, je ne dois pas me faire remarquer, je suis comme tout le monde. »

J’avais de petits flirts. Je montais me réfugier dans les arbres, ils me suivaient et je les faisais tomber mais ils revenaient toujours : «  qui sème le vent, récolte la tempête ».

 Quand j’étais jeune fille, j’aimais aller danser ; quand un jeune homme venait m’inviter, je répondais non puis quand un autre venait je répondais oui care il me plaisait mieux.

J’étais une friponne.

J’ai rencontré mon mari en dansant une valse ; il me plaisait énormément, il avait une barbe qui m’a tout de suite séduite. De e fait, j’ai eu mon petit garçon à l’âge de 23 ans. Mon mari ne voulait pas travailler. Il trouvait qu’avec ma profession d’infirmière, je pouvais travailler pour nous trois et que l’on avait assez pour vivre.

C’était un aristocrate, il connaissait 7 langues : un jour je lui ai dit : « tu n’es qu’un érudit bête » : «  il n’y a pas de sot métier. »

Le résultat fut un divorce qui m’a permis de garder mon fils : «  après la pluie vient le beau temps ».

 

Marie Dominique Tireux. (Atelier Maison de retraite de Sospel)

 

 


Avis de parution de GINETTES

Ginettes couv.jpg

Poème Sophie Braganti
Illustrations Claudie Guyennon-Duchêne.

Regards croisés sur le sexe féminin et ses diverses représentations.

14 € + frais de port

+ 15 exemplaires numérotés cousus et brodés par l’artiste en livre accordéon.

(contact commandes : cguyennonduchene@orange.fr)

 

Ginette p 12-13 HD.jpg

Ginette p 6-7 HD.jpg

http://claudieguyennon-duchene.blogspot.fr/


COMME UN BOEUF AVEC DES JAZZMEN

20161008_155847.jpg

MARC CHEVALIER AU DOJO DE NICE : LA CHAIR DES OMBRES, DIT-IL

20161008_162226.jpg20161008_160140.jpg

Dans le cadre des 20 ans de la Station à la Villa Arson, Marc Chevalier hors les murs, réalise un défi, une performance (avec en plus, un engagement physique incroyable) une oeuvre polymorphe, monumentale où l’équilibre et l’harmonie s’installent dans le déséquilibre et le chaos. Une architecture puissante et fragile se dessine avec 120m3 d’encombrants.

20161008_160016.jpg

20161008_162149.jpg

20161008_162220.jpg

20161008_160113.jpg

Les poubelles niçoises repérées, récupérées par ses soins, sont déversées dans le cadre de travail d’une agence de création en communication plutôt froide, au design pratique et austère, disons fonctionnel. Les salariés font presque partie de l’oeuvre, à leur corps parfois défendant peut-être, ils modifient leurs habitude de travail et avec, leur regard sur l’art, le monde, leur monde, parfois, peut-être. C’est ainsi que le concevait dans ce même lieu et au sous-sol, voilà quelques années, Florence Forterre, dans des expositions impulsées et organisées de façon régulière : on y trouvait également des concerts, des conférences, de la danse, des festivals de vidéos, de l’édition…

20161008_160126.jpg

Audacieuse ouverture de Luc Clément, the boss, qui renouvelle de manière expérimentale la fonction de l’open space et la relation au travail avec des salariés. L’art s’invite, est invité, et quelques fragments, éclats de mémoire, cohabitent avec le téléphone, les rendez-vous, les dossiers, les imprimantes… les pièces se construisent en fonction du lieu, ses piliers, son mobilier, ses puits de lumière qui arrive par les vitres du toit et qui recolorie à présent, bois et boiseries d’un autre temps avec les nuances d’aujourd’hui.

20161008_155847.jpg

Tout semble vaciller, fragile dispositif monté comme un légo. Délicate attention portée au rebut. Honte tue et bue de notre hyper consommation qui, de plus en plus à Nice, alimente d’amples sacs de sans-abri, le soir à partir de 18H ou bien s’engouffre dans des camionnettes chancelantes.

20161008_155910.jpg20161008_155730.jpg20161008_155708.jpg20161008_155715.jpg20161008_155924.jpg

Pendant un mois, consterné par ses débris, vestiges que notre imaginaire réhabilite, reconstruit ou habite, Marc encombré lui-même par des projections improbables, a assemblé, détourné, stabilisé, déstabilisé ses matériaux. Deuxième vie accordée à nos souvenirs de bois qui restent dans la ville, qui se donnent en spectacle, échappant un temps à nos boulimiques poubelles et à la question de l’après Dojo.

20161008_160355.jpg

Il y a de l’enfance dans des jeux de cache-cache, dans la cave du grand-père, le grenier découvert au hasard d’une visite à un proche, dans les formes et les monstres que Marc surprend après coup. Il y a du pays des géants et du Petit Poucet. On se perd dans un labyrinthe. La caverne d’Ali Baba avec comme tableau une tête de lit ou un panneau d’armoire. Les tables et les chaises ont les pieds en l’air. On dirait des échelles. Le monde à cloche-pied. On embarque.

20161008_160218.jpg 20161008_162141.jpg20161008_155811.jpg

Il y a aussi l’odeur d’un massacre, d’une démolition, ou d’un ouragan, d’un gâchis ou de la fin d’un monde, ses vestiges.

20161008_155606.jpg

20161008_155545.jpg

20161008_160227.jpg20161008_155624.jpg

Il y a surtout de la musique comme un boeuf joué par des musiciens de jazz.

C’est Marc qui le dit.

20161008_155817.jpg

En savoir plus : https://www.villa-arson.org/2016/09/marc-chavalier-arrangements-avec-le-desordre/


JEAN-BAPTISTE GANNE À DOLCEACQUA (D.A.C)

TRIANGLES NOIRS SUR FOND BLANC

https://dolceacquaartecontemporanea.wordpress.com/jean-baptiste-ganne-triangoli-neri-su-fondo-bianco/

IMG_3548.JPG

Quelques kilomètres panoramiques avant d’arriver au pied des blockhaus rénovés et transformés en atelier, espace à vivre et centre d’art par l’artiste, galeriste, éditeur Tilman (seulement homonyme du poète-artiste Pierre) à côté de Vintimille.

2015-09-20 15.24.06.jpgIMG_3555.JPG

2015-09-20 15.31.22.jpgIMG_3560.JPGIMG_3562.JPG

Convivialité.Tablier de cuisto et risotto à l’encre de seiche. On sent la mer. Celle à quelques encablures où nagent les seiches et d’autres corps. Une installation de l’artiste Jean-Baptiste Ganne. Magnéto vintage customisé pour entendre et deviner la bande son des Stones altérée, d’une chanson au titre qui vient en résonance et à la vitesse ralentie d’un vieux tourne-disque : « Paint it black ».

IMG_3558.JPG

IMG_3549.JPG

Jean-Baptiste Ganne joue comme il sait le faire, en incorrigible enfant turbulent, au sale gosse qui désobéit, joue des contrastes et des contrepieds ou contre-poids. Le masque de l’anarchiste et du bad boy. Hors des cadres liberticides. Ici. Un combat qui infiltre en continu, avec la même pugnacité, la rage, la nuit, la rue, des procédés esthétiques minimalistes convaincants. La poésie. Ni élégie, ni épilogue. Des murs affluent des mots. Les murs ont des oreilles. Une voix. Celle du militant masqué qui tait sa colère, passe à l’acte, à sa manière, voie de l’art qui creuse un sillon en sourdine. Un propos direct et insinué à la fois. D’un mur de ce bâti militaire de la seconde guerre mondiale, on devine plus qu’on ne lit trois mots. Réplique d’un tag découvert et photographié par JBG à Dolceacqua. Ces trois mots proposent plusieurs lectures possibles. Comme si du sens de ces triangles noirs autant que des mots, le spectateur n’avait qu’à choisir son camp : ORA / BASTA / REVOLUZIONE.

IMG_3551.JPG

IMG_3550.JPG

Trois mots qui se décomposent en : Ora, basta revoluzione ! Ou bien en : Ora basta ! Revoluzione ! Cela dépend ou vous voudrez bien poser votre ponctuation. Ce sont aussi trois vers aponctués où le simple passage à la ligne oriente la lecture avec ses pauses.

A côté du clin d’oeil musical rebelle, il y a celui à Malewitch. On se souvient du célèbre monochrome révolutionnaire suprématiste, Carré blanc sur fond blanc de 1918 et plus tard du Carré noir sur fond blanc. On se souvient des engagements des artistes russes et des nouvelles propositions sociétales qui ont été opprimées. Avec cela j’ai pensé aux messages de paix tibétains et à leurs banderoles colorées qui valent pour drapeaux de prières. Ils flottent dans le vent comme leurs messages. Dans le sang noir d’implacables combats. D’encore.

 


LECTURE/RENCONTRE DIGNE-LES-BAINS

20160318_sb_volcans_01.jpg

Affiche Braganti Sophie (1)

LIBRAIRIE LA RUELLE

VENDREDI 22 AVRIL à 19 H

Je lirai des textes, poèmes aux éditions Gros textes et des inédits

 

bbetes_tap.jpg

 


BEN EXPOSE LANNEAU CHEZ EVA VAUTIER

Exposition au premier étage, l’invité de Ben : Patrick Lanneau

Vernissage vendredi 22 avril avec Les visiteurs du soir.

f111f2b6d17d51cb32ba2fca421e88ea93418386.jpeg

http://d19cgyi5s8w5eh.cloudfront.net/eml/L2NT64lpRyeu9pdf8abXXw?e=braganti.sophie%40orange.fr&a=3-Izlwv8S1qki67SyMcRnw&f=&t=1

Dans sa peinture polychrome qui s’inscrit dans le temps et la durée, le paysage n’est pas la nature mais une nature. Toniques les énergies se fondent dans une peinture sans matière, car la matière est cette alchimie des lumières qui dessinent des plans perturbants, des assises instables. La force de Lanneau, homme et peinture, sa grande force, sa marche sans emphase, ni lyrisme, c’est la grâce. Il peint la grâce. Il peint le poids d’atteindre au bout de 50 années de recherches et de pratiques incessantes, cette petite lumière de l’oeil et du regard qui rend légère, la longue route et ses tourments.

Rien ne l’aura détourné de son essence, sens propre et figuré, si solitaire, si personnelle, jusqu’à disparaître, faire disparaître dans la peinture, la figure de l’humain. L’humain s’efface dans le geste, la trace qui proposent un nouvel espace mental. Faire ordre du désordre.

Tout glisse sur elle dans les papiers, toiles, bois, vidéos ; les modes, les dictats et les concepts d’école. Et nous voilà comme ces bois flottés qui redécouvrent l’air. Le goût de l’air. La forme de l’air. Ses saveurs.

 


Résidence (part 2) : ABBAYE DE BOSCODON

IMG_2329.jpgIMG_2316.jpgIMG_2314.jpg
IMG_2316 (1).jpg

Après Malaucène (Vaucluse), l’abbaye de Boscodon (Hautes-Alpes) avec ce programme dans la neige, entourée par l’Infernet (enfer), le Merdosus (mauvais) ou Bragousse et le Colombier (doux) qui sont trois rivières et la forêt où dit-on, l’air serait le plus pur d’Europe !

IMG_2287.jpg

IMG_2289.jpg

IMG_2292.jpg

En plus, les murs me parlent.

IMG_2378.jpg

IMG_2362.jpg

IMG_2364.jpg

Et des rencontres. Une association, des soeurs et des frères, des laïques et des pas laïques, une librairie, des archives, des chats. Surtout un. Il a des yeux bleus.

IMG_2409.jpgIMG_2386.jpgIMG_2416.jpg

Comme lui, je suis devenue mystique.IMG_2449.jpg

IMG_2299.jpgIMG_2300.jpg

Ecrire.

Déjà les stigmates ?

IMG_2457.jpg

http://bibliotheques.hautes-alpes.fr/vos-bibliotheques/nos-projets/residences-de-creation/383-residence-de-creation-sophie-braganti

 

 


UN AMOUR AVEC DEUX BRAS

Le début du livre des poèmes de DONATELLA BISUTTI aux ÉDITIONS LIETTE COLLE. Traduction SB.

Parution chez RECOURS AU POEME.

http://www.recoursaupoeme.fr/essais/donatella-bisutti/sophie-braganti


En résidence d’écriture

Trois mois de résidence m’attendent avec la DRAC PACA et les BDP de Sorgue, Gap et Digne, de février à mai. Au milieu, La semaine de la poésie à Clermont-Ferrand en mars.

IMG_0434.JPG

Programme :

http://lasemainedelapoesie.assoc.univ-bpclermont.fr/actualites/mars-2016-les-po%C3%A8tes-invit%C3%A9s.html#

Programme des lectures, rencontres, ateliers, formations avec des enfants et des adultes et un projet d’écriture dans le 84 à Vaison-La-Romaine et Malaucène (Vaucluse) en février :

http://bdp.vaucluse.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1420:poete-qui-es-tu-edition-20152016&catid=83:actualites

Puis dans le 05 (Hautes-Alpes) en mars :

– 10 mars :  BDP Gap. Formation bibliothécaires, enseignants et professeurs partenaires.

– 11 mars : Lecture. Librairie Davagnier. Gap. 18H00

– 12 mars : Atelier d’écriture. Bibliothèque de Puy-Sanières (adultes) 14H30

– 22 mars :  École Puy-St-Eusèbe (Poète qui es-tu ?)

– 24 mars : École Puy-St-Eusèbe (Poète qui es-tu ?)

– 24 mars : Lecture / rencontre. Bibliothèque d’Embrun (adultes) 18H30.

– 25 mars (am) : Ecole Les Orres.

– 29 mars (am) : Ecole Les Orres.

– 31 mars : Abbaye de Boscodon, scolaires (am)

– 01 avril : Librairie Charabia. Embrun. Atelier + lecture. 18H30

– 02 avril : Abbaye de Boscodon. Lecture avec des ponctuations sonores d’Eric Caligaris. 19H

-08 avril : Médiathèque de Châteauroux-Les-Alpes. Lecture. 18H30

 

Enfin dans le 04 (Alpes de Haute-Provence) en avril-mai :

– Castellane. Digne (en cours de programmation)

 


AVIS DE PARUTION janvier 2016

 

BBÊTES 

Editions Gros Textes 2016,

poèmes avec des dessins de Victor Lanneau.

 

En commande en librairie ou directement chez l’éditeur (voir sur l’image)

bbetes_tap