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ATELIERS D’ÉCRITURES

Samedi 3 décembre de 15H à 17H : médiathèque de la Trinité. Inscriptions : Médiathèque les Quatre-Chemins Boulevard François Suarez 06340 LA TRINITE Tél. : 04-93-27-20-27 Fax : 04-93-27-20-26 Depui…

Source : ATELIERS D’ÉCRITURES

COMME UN BOEUF AVEC DES JAZZMEN

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MARC CHEVALIER AU DOJO DE NICE : LA CHAIR DES OMBRES, DIT-IL

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Dans le cadre des 20 ans de la Station à la Villa Arson, Marc Chevalier hors les murs, réalise un défi, une performance (avec en plus, un engagement physique incroyable) une oeuvre polymorphe, monumentale où l’équilibre et l’harmonie s’installent dans le déséquilibre et le chaos. Une architecture puissante et fragile se dessine avec 120m3 d’encombrants.

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Les poubelles niçoises repérées, récupérées par ses soins, sont déversées dans le cadre de travail d’une agence de création en communication plutôt froide, au design pratique et austère, disons fonctionnel. Les salariés font presque partie de l’oeuvre, à leur corps parfois défendant peut-être, ils modifient leurs habitude de travail et avec, leur regard sur l’art, le monde, leur monde, parfois, peut-être. C’est ainsi que le concevait dans ce même lieu et au sous-sol, voilà quelques années, Florence Forterre, dans des expositions impulsées et organisées de façon régulière : on y trouvait également des concerts, des conférences, de la danse, des festivals de vidéos, de l’édition…

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Audacieuse ouverture de Luc Clément, the boss, qui renouvelle de manière expérimentale la fonction de l’open space et la relation au travail avec des salariés. L’art s’invite, est invité, et quelques fragments, éclats de mémoire, cohabitent avec le téléphone, les rendez-vous, les dossiers, les imprimantes… les pièces se construisent en fonction du lieu, ses piliers, son mobilier, ses puits de lumière qui arrive par les vitres du toit et qui recolorie à présent, bois et boiseries d’un autre temps avec les nuances d’aujourd’hui.

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Tout semble vaciller, fragile dispositif monté comme un légo. Délicate attention portée au rebut. Honte tue et bue de notre hyper consommation qui, de plus en plus à Nice, alimente d’amples sacs de sans-abri, le soir à partir de 18H ou bien s’engouffre dans des camionnettes chancelantes.

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Pendant un mois, consterné par ses débris, vestiges que notre imaginaire réhabilite, reconstruit ou habite, Marc encombré lui-même par des projections improbables, a assemblé, détourné, stabilisé, déstabilisé ses matériaux. Deuxième vie accordée à nos souvenirs de bois qui restent dans la ville, qui se donnent en spectacle, échappant un temps à nos boulimiques poubelles et à la question de l’après Dojo.

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Il y a de l’enfance dans des jeux de cache-cache, dans la cave du grand-père, le grenier découvert au hasard d’une visite à un proche, dans les formes et les monstres que Marc surprend après coup. Il y a du pays des géants et du Petit Poucet. On se perd dans un labyrinthe. La caverne d’Ali Baba avec comme tableau une tête de lit ou un panneau d’armoire. Les tables et les chaises ont les pieds en l’air. On dirait des échelles. Le monde à cloche-pied. On embarque.

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Il y a aussi l’odeur d’un massacre, d’une démolition, ou d’un ouragan, d’un gâchis ou de la fin d’un monde, ses vestiges.

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Il y a surtout de la musique comme un boeuf joué par des musiciens de jazz.

C’est Marc qui le dit.

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En savoir plus : https://www.villa-arson.org/2016/09/marc-chavalier-arrangements-avec-le-desordre/

JEAN-BAPTISTE GANNE À DOLCEACQUA (D.A.C)

TRIANGLES NOIRS SUR FOND BLANC

https://dolceacquaartecontemporanea.wordpress.com/jean-baptiste-ganne-triangoli-neri-su-fondo-bianco/

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Quelques kilomètres panoramiques avant d’arriver au pied des blockhaus rénovés et transformés en atelier, espace à vivre et centre d’art par l’artiste, galeriste, éditeur Tilman (seulement homonyme du poète-artiste Pierre) à côté de Vintimille.

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Convivialité.Tablier de cuisto et risotto à l’encre de seiche. On sent la mer. Celle à quelques encablures où nagent les seiches et d’autres corps. Une installation de l’artiste Jean-Baptiste Ganne. Magnéto vintage customisé pour entendre et deviner la bande son des Stones altérée, d’une chanson au titre qui vient en résonance et à la vitesse ralentie d’un vieux tourne-disque : « Paint it black ».

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Jean-Baptiste Ganne joue comme il sait le faire, en incorrigible enfant turbulent, au sale gosse qui désobéit, joue des contrastes et des contrepieds ou contre-poids. Le masque de l’anarchiste et du bad boy. Hors des cadres liberticides. Ici. Un combat qui infiltre en continu, avec la même pugnacité, la rage, la nuit, la rue, des procédés esthétiques minimalistes convaincants. La poésie. Ni élégie, ni épilogue. Des murs affluent des mots. Les murs ont des oreilles. Une voix. Celle du militant masqué qui tait sa colère, passe à l’acte, à sa manière, voie de l’art qui creuse un sillon en sourdine. Un propos direct et insinué à la fois. D’un mur de ce bâti militaire de la seconde guerre mondiale, on devine plus qu’on ne lit trois mots. Réplique d’un tag découvert et photographié par JBG à Dolceacqua. Ces trois mots proposent plusieurs lectures possibles. Comme si du sens de ces triangles noirs autant que des mots, le spectateur n’avait qu’à choisir son camp : ORA / BASTA / REVOLUZIONE.

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Trois mots qui se décomposent en : Ora, basta revoluzione ! Ou bien en : Ora basta ! Revoluzione ! Cela dépend ou vous voudrez bien poser votre ponctuation. Ce sont aussi trois vers aponctués où le simple passage à la ligne oriente la lecture avec ses pauses.

A côté du clin d’oeil musical rebelle, il y a celui à Malewitch. On se souvient du célèbre monochrome révolutionnaire suprématiste, Carré blanc sur fond blanc de 1918 et plus tard du Carré noir sur fond blanc. On se souvient des engagements des artistes russes et des nouvelles propositions sociétales qui ont été opprimées. Avec cela j’ai pensé aux messages de paix tibétains et à leurs banderoles colorées qui valent pour drapeaux de prières. Ils flottent dans le vent comme leurs messages. Dans le sang noir d’implacables combats. D’encore.

 

LECTURE/RENCONTRE DIGNE-LES-BAINS

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Affiche Braganti Sophie (1)

LIBRAIRIE LA RUELLE

VENDREDI 22 AVRIL à 19 H

Je lirai des textes, poèmes aux éditions Gros textes et des inédits

 

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BEN EXPOSE LANNEAU CHEZ EVA VAUTIER

Exposition au premier étage, l’invité de Ben : Patrick Lanneau

Vernissage vendredi 22 avril avec Les visiteurs du soir.

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Dans sa peinture polychrome qui s’inscrit dans le temps et la durée, le paysage n’est pas la nature mais une nature. Toniques les énergies se fondent dans une peinture sans matière, car la matière est cette alchimie des lumières qui dessinent des plans perturbants, des assises instables. La force de Lanneau, homme et peinture, sa grande force, sa marche sans emphase, ni lyrisme, c’est la grâce. Il peint la grâce. Il peint le poids d’atteindre au bout de 50 années de recherches et de pratiques incessantes, cette petite lumière de l’oeil et du regard qui rend légère, la longue route et ses tourments.

Rien ne l’aura détourné de son essence, sens propre et figuré, si solitaire, si personnelle, jusqu’à disparaître, faire disparaître dans la peinture, la figure de l’humain. L’humain s’efface dans le geste, la trace qui proposent un nouvel espace mental. Faire ordre du désordre.

Tout glisse sur elle dans les papiers, toiles, bois, vidéos ; les modes, les dictats et les concepts d’école. Et nous voilà comme ces bois flottés qui redécouvrent l’air. Le goût de l’air. La forme de l’air. Ses saveurs.

 

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DANS L’ABBATIALE DE BOSCODON

C’était le 2 avril à l’abbaye de Boscodon. Avec des ponctuations sonores d‘Eric Caligaris et son phonopovera (Drap, torchon, balai-brosse, lave-pont, vitre et lave-vitre, chiffon, bassine, seau…). Merci à la communauté et à l’Association des amis de Boscodon.

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Laver par terre
comme dans une publicité
où les parfums traverseraient l’écran
une danse entre soi et l’idée que l’on se fait
du propre
un pas de deux une enjambée des petits pas
que le seau accompagne
passage d’une pièce à l’autre
territoires
d’un visage à un souvenir
un geste mal contrôlé et on chavire
avec les reliques
et parfois se cognant à un meuble
toucher terre
c’est quelqu’un qui se rappelle
avec un cheveu

on avait tout oublié
dans la valse de la serpillière
sans savoir que ce qu’on ramasse
dans le fond brun de l’eau
tremble

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Changer les draps

 

aplats de blancs ou de couleurs
Poliakoff De Staël Debré claquent au vent
voiles tendues pour le corps en voyages

la housse va comme un gant
le lin a rejoint ma grand-mère
tout chiffonné

à terre
la masse à laver
se fait oublier presque
s’enroule sur elle-même
le chat s’y love
et moi avec
et toi tu fais quoi

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La lessive

 

j’ai connu la lessiveuse sur la terrasse
pour le bain du mercredi au soleil
les bouillonnements au grand air sur le feu
les cloques le trouble du savon de Marseille
l’odeur du linge au bord de rendre l’âme
tout annonçait les claques dans le large des draps
l’étendoir trop haut pour nos épingles à linge
les parties de cache-cache

dans la machine elle blanche
on aime le tambour aux allures de ventre
qu’on préfère remplir
bourrer même
on tourne en rond
on se secoue avec le compte à rebours
le rinçage en secret l’essorage en relais

une pauvre chose mouillée
tient dans le creux de la main
on étire la boule cabossée
mieux
on la détend sans la déchirer
comme un pardon
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Vider la corbeille d’un Mac

 

souris blanche
clic clic
ouvrir
chez soi
assis
sans odeur
ça glisse
poubelle virtuelle
propre
icône lisse
écran
ce qu’elle contient
on ne sait plus
on n’a jamais su
un clic
vider
un son aphone
comme un baissé de rideau
quitter
fermer
éteindre

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K.Otidiennes, Triages anthologie 2010, éditions Tarabuste

Résidence (part 2) : ABBAYE DE BOSCODON

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Après Malaucène (Vaucluse), l’abbaye de Boscodon (Hautes-Alpes) avec ce programme dans la neige, entourée par l’Infernet (enfer), le Merdosus (mauvais) ou Bragousse et le Colombier (doux) qui sont trois rivières et la forêt où dit-on, l’air serait le plus pur d’Europe !

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En plus, les murs me parlent.

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Et des rencontres. Une association, des soeurs et des frères, des laïques et des pas laïques, une librairie, des archives, des chats. Surtout un. Il a des yeux bleus.

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Comme lui, je suis devenue mystique.IMG_2449.jpg

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Ecrire.

Déjà les stigmates ?

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http://bibliotheques.hautes-alpes.fr/vos-bibliotheques/nos-projets/residences-de-creation/383-residence-de-creation-sophie-braganti

 

 

UN AMOUR AVEC DEUX BRAS

Le début du livre des poèmes de DONATELLA BISUTTI aux ÉDITIONS LIETTE COLLE. Traduction SB.

Parution chez RECOURS AU POEME.

http://www.recoursaupoeme.fr/essais/donatella-bisutti/sophie-braganti

En résidence d’écriture

Trois mois de résidence m’attendent avec la DRAC PACA et les BDP de Sorgue, Gap et Digne, de février à mai. Au milieu, La semaine de la poésie à Clermont-Ferrand en mars.

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Programme :

http://lasemainedelapoesie.assoc.univ-bpclermont.fr/actualites/mars-2016-les-po%C3%A8tes-invit%C3%A9s.html#

Programme des lectures, rencontres, ateliers, formations avec des enfants et des adultes et un projet d’écriture dans le 84 à Vaison-La-Romaine et Malaucène (Vaucluse) en février :

http://bdp.vaucluse.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1420:poete-qui-es-tu-edition-20152016&catid=83:actualites

Puis dans le 05 (Hautes-Alpes) en mars :

– 10 mars :  BDP Gap. Formation bibliothécaires, enseignants et professeurs partenaires.

– 11 mars : Lecture. Librairie Davagnier. Gap. 18H00

– 12 mars : Atelier d’écriture. Bibliothèque de Puy-Sanières (adultes) 14H30

– 22 mars :  École Puy-St-Eusèbe (Poète qui es-tu ?)

– 24 mars : École Puy-St-Eusèbe (Poète qui es-tu ?)

– 24 mars : Lecture / rencontre. Bibliothèque d’Embrun (adultes) 18H30.

– 25 mars (am) : Ecole Les Orres.

– 29 mars (am) : Ecole Les Orres.

– 31 mars : Abbaye de Boscodon, scolaires (am)

– 01 avril : Librairie Charabia. Embrun. Atelier + lecture. 18H30

– 02 avril : Abbaye de Boscodon. Lecture avec des ponctuations sonores d’Eric Caligaris. 19H

-08 avril : Médiathèque de Châteauroux-Les-Alpes. Lecture. 18H30

 

Enfin dans le 04 (Alpes de Haute-Provence) en avril-mai :

– Castellane. Digne (en cours de programmation)

 

AVIS DE PARUTION janvier 2016

 

 

 

BBÊTES 

Editions Gros Textes 2016,

poèmes avec des dessins de Victor Lanneau.

 

En commande en librairie ou directement chez l’éditeur (voir sur l’image)

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